Le jour se lève sur le Grootberg et le spectacle est tout aussi fabuleux que le soir.
Après la descente vertigineuse en 4x4 avec un gars du lodge, nous retrouvons notre véhicule dans le parking du bas. La route ne sera pas très longue jusqu"au Kowarib, notre prochaine étape. Nous passons la barrière sanitaire qui est une vraie barrière qui s'ouvre et se ferme avec des fonctionnaires et tout et tout.... Mais c'est dans l'autre sens que les véhicules sont les plus contrôlés c'est à dire venant du nord où les bovins sont susceptibles d'être infectés par la péripneumonie contagieuse bovine alors que la partie sud indemne de la maladie. Nous, pour l'heure, nous partons vers le nord et c'est vraiment ici que commence le Kaokoland, le pays des Himbas. Sur la route, nous apercevons 2 belles girafes :moment de grâce et d'émotion car ce sont les premières girafes que nous voyons en liberté, en dehors d'une réserve, bien que nous soyons tout proche de la concession de Palmwag
Nous arrivons en fin de matinée au Khowarib lodge. Une charmante
jeune fille blanche nous accueille. Elle est originaire de Windhoek
et fait sa saison touristique ici. Comme Thomas du Hoodia lodge, elle
restera attentive et très présente pendant tout le séjour. Nous découvrons notre chambre/tente au bord de la rivière.
Ici nous sommes dans un " tented camp " et les chambres ont tous une salle de bain individuelle extérieure, concept original et amusant.
Nous rejoignons le restaurant pour prendre un light lunch. Nous sommes seuls. D'ailleurs nous verrons par la suite qu'il n'y a pas beaucoup de monde dans le lodge à la différence du Grootberg hier qui était plein. C'est la première fois que nous nous trouvons dans un endroit aussi calme. Le personnel est aux petits soins.
Nous avons un peu de temps avant notre excursion prévue à 15h. Une petite sieste à l'ombre, près de la piscine est bienvenue car il fait chaud partout, surtout dans la chambre sous tente. Cet après-midi nous partons visiter un village Himba. Nous sommes guidés par Ueera, himba lui-même, éleveur de chèvres et guide à ses heures. Un couple de vieux anglais nous accompagne. Ils sont charmants. Les Himbas sont un peuple bantou établi au nord de la Namibie,
principalement dans le Kaokoveld. Ils sont apparentés aux Héréros.
Quelque 10 000 Himbas vivent sur les 30 000 km²
du Kaokoland en Namibie
Une maman fière de ses jumeaux
Les huttes de vie... ou de stockage...
Mais il y a de l'animation et le chef du village est très occupé : Il négocie la vente de chèvres avec des gars d'un village voisin venu pour l'occasion en automobile. La transaction est conclue à l'intérieur de la hutte. Une femme nous fait la traditionnelle démonstration de la crème dont s'enduise les femmes himba pour protéger leur peau et qui leur donne cette couleur rouge cuivré. Ce mélange est fait de beurre et de pierre rouge pilée (hématite). Nous nous prêtons à l'essai de la crème sur le bras. Puis elle brule ensuite quelques plantes aromatiques ayant la vertu de parfumer les vêtements et le corps. Ueera nous décrit la tenue des femmes.
Mais ce qui caractérise le plus la femme himba, hormis la colleur de peau, c'est la coiffure Les femmes et les enfants forment un cercle pour vendre leurs bijoux et souvenirs. J'avais prévu acheter quelques colliers mais vers laquelle dois-je aller ? Je ne peux pas acheter à toutes, elles sont trop nombreuses . Je choisis la doyenne qui à l'air bien sympathique et me tourne ensuite vers et les enfants.
Alors que nous venons juste de quitter le village, Ueera notre guide, aperçoit une chèvre en mauvaise posture. Elle s'est coincé la patte dans un arbuste. Heureusement Ueera s'arrête et délivre l'animal chanceux pour cette fois... Allez, rentre à la maison ! De retour au lodge, nous avons le temps de prendre une bonne douche à l'extérieur alors que le jour décline déjà. Un verre au bar est le bienvenu avant de rejoindre la salle à manger... enfin pas tout à fait la salle puisque les tables sont dressées dehors. Il est vrai qu'il fait toujours chaud malgré la nuit mais c'est idéal pour un diner en plein air. C'est sans doute un des endroits où nous aurons eu le plus chaud durant ce voyage. Nous retrouvons les anglais de cet après-midi, toujours aussi gentils, qui nous invite à partager leur table. Pour l'occasion nous prenons une bonne bouteille. Ce sont des gens assez âgés, surtout le monsieur, pour un voyage en self drive. C'est pourquoi c'est madame qui conduit. Ils nous racontent leur incident de voiture de la veille qui leur a fait perdre une nuitée au Khowarib et c'est pourquoi il repartirons dès demain matin. Souhaitons qu'il ne leur soit rien arrivé. Comme au Grootberg, le personnel fait un tour de chant et c'est sur cette note bien sympathique que nous allons nous coucher. La journée fut excellente.
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